Avis de soutenance de thèse - Alban Benoit-Hambourg
Monsieur Alban Benoit-Hambourg soutiendra publiquement ses travaux de thèse intitulés « La représentation de la catastrophe naturelle entre 1760 et 1830 (France, Angleterre) La construction picturale de la tragédie naturelle », le samedi 31 janvier 2026 à 9h00, dirigés par Monsieur François-René MARTIN (HDR, École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, Coordinateur de la recherche, École du Louvre).
Composition du jury
- M. François-René MARTIN Professeur, HDR, École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, Coordinateur de la recherche, École du Louvre, Directeur de thèse
- Mme Cecilia HURLEY-GRIENER Professeure, HDR, membre du centre de recherche, École du Louvre, chercheuse rattachée aux collections spéciales, responsable du pôle patrimonial à l'Université de Neuchâtel, Rapporteure de thèse
- Mme Clélia ZERNIK Professeure de philosophie, HDR, École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, Rapporteure de thèse
- M. Thomas SCHLESSER Professeur, HDR, École polytechnique, directeur de la Fondation Hartung Bergman, Antibes, Membre du jury
- M. Pierre WAT Professeur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Membre du jury
- M. Guillaume FAROULT Conservateur en chef du patrimoine, département des peintures, Musée du Louvre, Membre du jury
Résumé :
Jusqu'à la moitié du XVIIIe siècle, l'aléa naturel, qui peut devenir une catastrophe, demeure majoritairement abordé dans un cadre religieux ; bien que de premières études à portée scientifique souhaitent en comprendre les tenants, en parallèle de l'élaboration de discours et de pratiques afin de mieux réagir à ses conséquences et de prévenir au mieux sa possible réitération. Le milieu du XVIIIe siècle connaît un tournant épistémologique, avec l'apparition de ce qui fait véritablement une catastrophe naturelle dans le sens que nous connaissons aujourd'hui. Un nouveau rapport à la nature s'écrit alors, invoquant de nouvelles techniques et approches, dans le champ scientifique mais également artistique. Un paradigme d'observation et de représentation se complexifie sur l'ensemble du siècle, et accompagne des mutations sociales, politiques et culturelles nécessaires face à ces faits naturels de grande ampleur. Le premier tiers du XIXe siècle enrichit encore cette relation à l'aléa naturel violent dans un contexte de révolution industrielle et de constitution des courants romantiques. L'enjeu de ce travail de recherche est d'expliciter les transformations esthétiques et artistiques sur cette période à travers la production française et anglaise, qui forgent et relaient des discours pluriels sur pareil événement. A partir d'un sentiment de fascination, c'est tout un regard sur le paysage réel et peint qui se construit, permettant par la même occasion d'interroger la place et l'action de l'homme en son sein.
Informations pratiques
Soutenance prévue le samedi 31 janvier 2026 à 9h
Lieu : Institut National d’Histoire de l’Art, 2 rue Vivienne 75002 Paris, Salle Mariette.