Arts et achéologie du judaïsme, avec le soutien de la Fondation Etrillard
Après une introduction sur la spécificité d’une civilisation qui s’est développée le plus souvent hors de son territoire initial d’implantation, la synagogue, édifice clé de la survie d’un peuple en diaspora et symbole de son statut, permet d’aborder l’histoire d’une architecture qui est à la fois reflet et instrument de construction de l’identité juive à travers le temps. En l’absence d’une architecture juive codifiée, la synagogue est donc le produit d’un dialogue avec les cultures dites « d’accueil », d’où son extrême diversité formelle, au gré des époques et des aires géographiques, mais aussi sa plasticité fonctionnelle qui l’a rendue capable de traverser toutes les situations. Sont aussi envisagées tant les sources bibliques que les références, historiques ou imaginaires, utilisées par les architectes, mais aussi la place, encadrée par des interdits, qu’y tiennent les arts.