Vue de la façade de l'École du Louvre

Avis de soutenance de thèse - Odile Boubakeur Combeaud

Soutenance
A partir du 12/01/2026 09:00 au 12/01/2026 13:00
Madame Odile Boubakeur Combeaud soutiendra publiquement ses travaux de thèse le vendredi 12 janvier 2026 à 9h00.

Madame Odile Boubakeur Combeaud soutiendra publiquement ses travaux de thèse intitulés « La rivalité entre le Louvre et le British Museum (1784-1884) : mythe ou réalité ? L’acquisition des vestiges archéologiques de la Grèce et du Proche-Orient, coopération binationale, pratiques sociales de nouvelles professions et de nouveaux publics », le lundi 12 janvier 2026 à 9h00, dirigés par Cecilia Hurley-Griener (École du Louvre) et Odile Join-Lambert (École des Hautes Études en sciences sociales).

 

Composition du jury

  • M. Tom STAMMERS, Assistant professor, Courtauld Institute, University of London, ROYAUME-UNI - Rapporteur
  • Mme Chang-Ming PENG, Professeur des universités, Université de Lille III, FRANCE - Rapporteur
  • Mme Marie CORNU, Directrice de recherche, CNRS, FRANCE - Examinateur
  • M. Jean-Charles GESLOT, Maître de conférences (HDR), Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines, FRANCE - Examinateur
  • M. Arnaud BERTINET, Maître de conférences, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, FRANCE - Examinateur
  • M. Dominique POULOT, Professeur émérite, Université Paris 1

 

Résumé : 

La présente thèse a pour objectif de brosser une histoire croisée de la constitution des collections de vestiges architecturaux du Louvre et du British Museum, entre 1784, date de l’arrivée à Constantinople de l’ambassadeur de France, le Comte de Choiseul-Gouffier, et 1884, date de la loi ottomane interdisant totalement l’exportation des antiquités. Cette étude pluridisciplinaire (histoire des musées, sociologie et histoire de l’art), étayée par une minutieuse consultation des archives des Trustees du British Museum au regard de celles du Louvre, analyse la réception administrative et sociale des vestiges découverts en Grèce et au Proche-Orient (marbres du Parthénon, reliefs assyriens, mausolée d'Halicarnasse…) à travers les acquisitions, les questionnements voire les tensions à l’œuvre dans le « monde de l’archéologie ». Elle remonte toute la chaîne archéologique qui transforme les « objets-frontières » archéologiques en collections de musée, en recherchant les traces de l'ouvrier-fouilleur, en apparence anonyme et invisible, et en explorant les réseaux diplomatiques et consulaires, jusqu’aux musées-amiraux que sont le Louvre et le British Museum engagés au temps de l’impérialisme dans une rivalité réelle ou supposée. Se dessinent ainsi, d’une part, un profil de visiteur façonné par les aspirations sociales du siècle et, d’autre part, les contours d’une profession naissante, celle de l’archéologue, dont la figure oscille entre consul-archéologue et conservateur de musée animé de réelles ambitions scientifiques. Plusieurs études de cas de « consuls-archéologues »(Layard, Botta, Place, Newton…) questionnent également l’héritage reçu, entre rupture et continuité, des ambassadeurs en quête du bel objet (Choiseul-Gouffier, Elgin, Canning…) en brossant un paysage où péripéties, aventures et progrès techniques structurent la discipline naissante de l’archéologie. À travers l'étude de l'exportation des antiquités, l’analyse des transferts culturels associés revisite ainsi la notion de rivalité franco-anglaise, la redéfinit entre ressorts diplomatiques et coopération binationale, tout en mettant en lumière les origines du débat actuel sur les demandes de restitutions d'antiques et le rôle de la diplomatie culturelle.

 

Informations pratiques

Soutenance prévue le lundi 12 janvier 2026 à 9h

Lieu : École du Louvre 

Palais du Louvre. 

Porte Jaujard. Place du Carrousel. 

75038 Paris cedex 01

Amphithéâtre Cézanne