Éditorial

 
Mon cinquième et dernier mandat de directeur de l’École du Louvre s’est achevé le 30 septembre et je viens ici prendre congé des nombreux lecteurs de cette Lettre. La nomination, par arrêté de madame la Ministre de la Culture, de la personne qui me succèdera devrait intervenir dans les prochaines semaines (1).
 
J’aurai ainsi eu l’honneur et la responsabilité de diriger notre École pendant quinze années. Je pense pouvoir affirmer qu’au cours de cette période elle s’est considérablement transformée et développée, qu’il s’agisse de l’organisation et la durée des études, de ses rapports avec l’Université et le monde de l’enseignement supérieur, de son audience auprès du public tant en régions qu’à Paris, de ses relations internationales et d’une façon générale de sa réputation.
 
J’avais reçu en prenant mes fonctions un magnifique outil, administrativement réorganisé et installé dans de superbes locaux par mon prédécesseur, Monsieur Dominique Ponnau. Je pense laisser à mon successeur un établissement en parfait état de marche, dynamique et tourné vers l’avenir, mais aussi fidèle à ses fondamentaux et à son ancrage dans le monde des musées et du patrimoine.
 
Avec le personnel et les enseignants de l’École, j’ai pu compter sur des collaborateurs, non seulement d’une immense compétence, mais surtout profondément passionnés par leur travail et par tout ce que représente l’Ecole, en termes d’amour du Beau, de goût du savoir, d’ouverture et de regard vers l’Autre, de passage entre les cultures, d’harmonie et d’équilibre au service des femmes et des hommes de notre temps. Sans eux, rien de ce qui a été accompli pendant ces quinze années n’aurait pu l’être, qu’ils trouvent ici l’expression de mon infinie gratitude.
 
Philippe Durey
 
1. Durant cette période, l’intérim sera assuré par Soizic Wattinne, secrétaire générale de l’établissement.

 
PHILIPPE DUREY




Nouveaux enseignants (deuxième cycle)

 
Chaque année en première et seconde années de deuxième cycle, plus de 160 intervenants, conservateurs, universitaires, chercheurs, professionnels des musées et du patrimoine, participent à l'enseignement de l'École du Louvre. Cette année cinquante nouveaux intervenants ont rejoint l’équipe enseignante du deuxième cycle.
 
Première année de deuxième cycle :
 
Histoire de l’art, sujet diachronique
Le rêve.
Guitemie Maldonado,
professeur d'histoire générale de l'art (XXe et XXIe siècle), École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris
 
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Muséologie, histoire et fondements
Histoire et méthode de l’ethnologie.
Denis Chevallier,
docteur en ethnologie, HDR conservateur général du patrimoine, directeur du département de la recherche, MuCEM
 
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Groupe de recherche
« Venus d'ailleurs » : migrations internationales,
transferts culturels, voyages, exils et échanges dans l'art en France de 1950 à nos jours.
Susana Gállego Cuesta,
conservatrice en chef du patrimoine, chef du service des expositions,
collection photographique, Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
 
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Groupe de recherche
Arts asiatiques.
Hélène Gascuel,
conservatrice du patrimoine, section Chine, musée national des arts asiatiques Guimet
 
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Muséographie
Versailles : choix muséographiques et culturels pour un grand site patrimonial.
Benjamin Ringot,
adjoint au directeur scientifique, responsable des enseignements et formations,
Centre de recherche du château de Versailles
 
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Muséographie
Le musée des Monuments français : de quelles œuvres parlons-nous ?
Jean-Marc Hofman,
attaché de conservation, adjoint au responsable de la galerie des moulages, musée des Monuments français
 
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Dominante objets
Sculpture.
Benoît Delcourte,
conservateur du patrimoine, département Restauration, Centre de recherche et de restauration des musées de France
 
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Dominante médiation
Architecture et médiation.
Anne Ruelland,
architecte, directrice des publics, Cité de l'architecture et du patrimoine
 
 
Seconde année de deuxième cycle :
 
Outils numériques pour l'histoire de l'art, l'archéologie et la muséologie
Recherche documentaire.
Sophie Daix,
conservatrice en chef des bibliothèques, chef des services documentaires, École du Louvre
Diffusion de la recherche et communication.
Introduction à la création d’un blog et d’un site internet simple et gratuit :
outils, méthodologie, structuration, composition des pages, mise en ligne.
Johanna Daniel,
consultante en ingénierie culturelle et numérique
Diffusion de la recherche et communication.
Droit des images et numérique.
Elli Doulkaridou,
doctorante en histoire de l'art et numérique, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne,
chargée du projet Images/Usages, INHA-Fondation de France
Communication numérique dans le monde des musées et du patrimoine.
Les expositions numériques.
Yannis Koikas,
chef du service des éditions numériques, Bibliothèque nationale de France
 
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Éléments de la sociologie de la culture et des publics
Jacqueline Eidelman,
conservatrice générale du patrimoine, chef du bureau de l’observatoire des publics
Centre national de la recherche scientifique, service des musées de France, ministère de la Culture
 
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Marché de l'art, de sa source à ses ramifications
Provenances et échanges.
Le faux, la copie : l’expertise scientifique.
Michel Menu,
chef du département Recherche, Centre de recherche et de restauration des musées de France
Provenances et échanges.
Le faux, la copie : l’expertise historico-artistique.
Patrick Le Chanu,
conservateur en chef du patrimoine, conseiller musées, DRAC Grand-Est
Provenances et échanges.
L’ère numérique : l’espace dématérialisé du marché de l’art.
Myriam Boutoulle,
journaliste
Biens spoliés, biens sensibles.
La question des objets sacrés dans le marché de l’art.
Yves-Bernard Debie,
avocat, spécialiste en droit du commerce de l'art et des biens culturels, Bruxelles
Jeunes marchés et aléas des marchés.
L’actualité de l’ancien : rendre vivant l’art ancien.
Marie-Amélie Carlier,
galerie Brimo Laroussilhe
 
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Connaissance, segmentation et études de public
Les catégories d’études de publics : méthodologie et mise en œuvre.
Marie-Pierre Delaporte-Béra,
responsable Études et développement des publics, musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme
Les observatoires des publics dans les musées.
Florence Levy-Fayolle,
responsable de la cellule études et marketing, Direction des Publics et du Numérique,
Réunion des musées nationaux-Grand Palais
Catégorisations et typologies de publics : focus sur les études des publics touristiques.
Caroline Gaillard,
responsable Étude des publics, Direction du développement culturel, château de Versailles
 
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Politiques publiques d'accès à la culture
Le musée et son territoire :
inscrire la politique des publics d’un musée ou d’un monument dans un territoire.
Marie-Laure Atger,
directrice du château de la Roche Guyon
Un public, des publics : comment la programmation des établissements culturels
s’adapte-t-elle à la diversification des visiteurs ?
Cécile Dumoulin,
responsable du Département des publics, MuCEM
Vers une nouvelle place du visiteur ?
Dispositifs interactifs, médiation participative, nouveaux espaces,
nouvelles scénographies, nouvelles missions.
Guillaume de Maussion,
président du Grand musée du Parfum, Paris
 
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Élaborer un programme de médiation culturelle
David Madec,
administrateur du château de Maisons-Laffitte et de la Villa Savoye, Centre des Monuments nationaux
 
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L'exposition, outil de médiation indispensable aux musées
Définition et caractéristiques de l’exposition.
Un exemple de programmation : la Réunion des musées nationaux-Grand Palais.
Emmanuel Coquery,
directeur de la production, Réunion des musées nationaux-Grand Palais
Accueil des visiteurs dans l’espace d’exposition.
Pascal Payeur,
scénographe
Présentation du travail de découverte de l’art par les sens de l’association Artesens.
François Reynette,
association Artesens
Une médiation spécifique est-elle nécessaire quand on expose de l’art contemporain ?
Jean-Roch Bouiller,
conservateur du patrimoine, chargé de l'art contemporain, MuCEM
 
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Principes de la documentation à l'ère numérique
Structuration des données documentaires : principes de bibliothéconomie.
Pérennisation des données numériques : enjeux, outils, procédures.
Martine Sin Blima Barru,
conservatrice du patrimoine,
responsable du Département de l'archivage électronique et des archives audiovisuelles, Archives Nationales
Construire une base de données, gérer un méta-moteur.
Création et enrichissement d’une base de données.
Nathalie Volle,
conservatrice en chef du patrimoine
 
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Outils de la gestion des œuvres
Mode de gestion des collections : Inventaire et récolement.
La tenue de l’inventaire.
Philippe Saunier,
conservateur du patrimoine,
chef du bureau de l'inventaire des collections et de la circulation des biens culturels, ministère de la Culture
Mode de gestion des collections : Inventaire et récolement.
Le récolement des collections.
Sophie Marmois,
responsable du service du récolement, direction de la recherche et des collections, musée du Louvre
 
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Humanités numériques appliquées à l'histoire de l'art et à l'archéologie
Concepts et outils.
Introduction aux outils de base de données logiciel OMEKA.
Elli Doulkaridou,
doctorante, chargée de cours, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne,
chargée du projet Images/Usages, INHA-Fondation de France
Concepts et outils.
Web de données, web sémantique :
code, formats, interopérabilité, documentation des données, métadonnées.
Romain Wenz,
conservateur du patrimoine, chef du projet « Web sémantique », Bibliothèque nationale de France
Application des humanités numériques à l’histoire de l’art et l’archéologie.
Cartographie numérique et sociologie de l’art : catalogues de vente, expositions.
Béatrice Joyeux-Prunel,
maître de conférences en histoire de l'art contemporain, HDR, École normale supérieure, Paris
Application des humanités numériques à l’histoire de l’art et l’archéologie.
Humanités numériques et critiques d’art.
Marie Gispert,
maître de conférences en histoire de l'art contemporain, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Application des humanités numériques à l’histoire de l’art et l’archéologie.
Techniques numériques appliquées à l’archéologie : drone et fouille virtuelle, dispositifs de restitution
par la réalité augmentée, enregistrement et archivage ouvert collectif des données de fouille.
Christophe Moulherat,
chargé d'analyse des collections, département du patrimoine et des collections, musée du quai Branly-Jacques Chirac
 
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Un exemple de projet numérique appliqué à l'histoire du patrimoine :
Dans les pas de François-Roger de Gaignières (1642-1715).
Sophie Fetro,
maître de conférences en design, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Anne Ritz-Guilbert,
docteure en histoire de l’art, HDR, Équipe de recherche, École du Louvre
 
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Métiers et missions
La conservation préventive : principes fondamentaux et mise en oeuvre.
Un exemple de conditions de conservation complexe : les musées en climat tropical.
Philippe Goergen,
conservateur en chef du patrimoine, chef du département Conservation préventive,
Centre de recherche et de restauration des musées de France
La conservation préventive : principes fondamentaux et mise en oeuvre.
Évaluation de conditions de conservation des collections – Application.
Sylvie Legrand-Rossi,
conservatrice en chef du patrimoine, directrice du musée Nissim de Camondo, Les Arts décoratifs
La régie : principes d’emballage, de conditionnement et de mouvement des œuvres.
Le rôle du transporteur.
Claire Guérin,
restauratrice
 
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Réserves et gestions des collections
Les réserves.
La question des réserves externalisées.
Brice Mathieu,
directeur-délégué, Délégation à la préfiguration du centre de conservation du Louvre-Liévin
Joëlle Pijaudier,
conservatrice en chef du patrimoine
Gérer les collections : étude de cas.
Les archéologues face à la conservation préventive : de la fouille à l’exposition.
Silvia Païn,
restauratrice d'objets archéologiques, Service archéologique interdépartemental des Yvelines et des Hauts-de-Seine
 
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Mouvements et risques
Mouvement des œuvres : plans d’urgence, plans de sauvegarde.
Le Facility Report, outil d’évaluation.
Guy Tubiana,
chargé de mission, direction générale des patrimoines, ministère de la Culture
Mouvement des œuvres : plans d’urgence, plans de sauvegarde.
La maintenance des collections et des expositions.
Anaïs David,
service des expositions, Les Arts Décoratifs
Mouvement des œuvres : plans d’urgence, plans de sauvegarde.
La gestion des risques incendie.
Lieutenant-Colonel Jose Vaz de Matos,
conseiller sécurité incendie pour les musées, Direction générale des patrimoines, ministère de la Culture
Mouvement des œuvres : plans d’urgence, plans de sauvegarde.
La gestion des risques (crue) : l’exemple d’un plan de sauvegarde.
Pascale Gardes,
conservatrice du patrimoine, directrice du musée Girodet, Montargis
Mouvement des œuvres : plans d’urgence, plans de sauvegarde.
Sinistralité et enjeu du contrat d’assurance des œuvres.
Irène Barnouin,
directrice commerciale et technique, Gras Savoye





Nouveaux parcours de Master 2

 
Six nouveaux parcours de seconde année de deuxième cycle sont mis en place pour cette rentrée 2017 :
 
Histoire de l’art appliquée aux collections
Muséologie
Documentation et humanités numériques
Marché de l’art
Médiation
Régie des œuvres et conservation préventive
Tous comportent, en conformité avec les anciens parcours, de la méthodologie, des langues vivantes, un mémoire (de recherche ou de stage selon les parcours), un stage (de deux à trois mois), mais aussi un enseignement inédit commun à tous les parcours, Outils numériques pour l’histoire de l’art, l’archéologie et la muséologie (24 heures).
 
Les autres séminaires, désormais d’un format harmonisé (24 heures), comportent des séminaires de spécialisation (obligatoires) (SP) et des séminaires d’ouverture (SO) dont le suivi est obligatoire, mais dont le choix, plus souple, permet d’accentuer les passerelles entre parcours de formation. Tout en assurant une spécialisation forte à chacun, il s’agit de permettre, à ceux qui ont mûri un projet spécifique, le choix de séminaires rattachés à des domaines connexes pour individualiser les profils et les compétences.
 
Parmi les nouvelles propositions pédagogiques, on pourra souligner la conduite de projets tutorés dans le champ numérique (sur Collecta, la base inventoriant la collection Gaignières), le suivi obligatoire d’un chantier-école en régie des œuvres (en collaboration avec l’Institut national du Patrimoine), des ateliers d’expographie renouvelés (par exemple avec l’Université de Neuchâtel), des restitutions pratiques (usage des logiciels et bases de données documentaires, analyse in situ des collections et de leurs conditions de conservation, séances d’expertise des œuvres en marché de l’art...), ou encore un atelier de conception d’un projet de médiation en conditions réelles dans le château de Maisons et la Villa Savoye, en collaboration avec le Centre des Monuments Nationaux.
 
Ces contenus actualisés feront l’objet d’un examen avec l’ensemble du diplôme lors de la campagne d’évaluation du diplôme de deuxième cycle conduite par l’HCERES (Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur) dans la vague D des évaluations.
 
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Parcours Histoire de l’art appliquée aux collections
Le parcours vise à former des spécialistes en Histoire de l’art et en Archéologie appliquées aux collections, capables de mener rigoureusement un projet de recherche consacré à une période ou un champ spécifique (monographie d’artiste, de sites, étude de groupements artistiques, étude de typologies ou de genres artistiques...), en réunissant un corpus soigneusement analysé, une documentation idoine (archives, bibliographie, enquêtes...) et des outils méthodologiques pour conduire une réflexion approfondie sur un thème précis. Les débouchés de la formation s’ouvrent sur le domaine de la conservation, des expositions, dans les musées nationaux et internationaux, la programmation culturelle, l'éducation artistique. Le parcours comporte deux séminaires dispensés par l’École, selon une offre sensiblement enrichie ces dernières années et un séminaire auprès d’institutions partenaires. Ces séminaires en partenariat sont l’occasion de découvrir d’autres méthodes d’enseignement, d’autres types d’approches ouverts sur les sciences humaines et sociales.
 
Coordinateur du séminaire de méthodologie :
Anne Ritz-Guilbert, docteure en histoire de l’art, HDR, Équipe de recherche, École du Louvre
 
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Parcours Muséologie
Le parcours en muséologie, discipline enseignée à l’École du Louvre depuis 1927, s’appuie sur les études muséologiques auxquels les élèves ont été initiés durant la première année du deuxième cycle à travers des enseignements en conservation-restauration, médiation, historiographie, histoire des musées, administration et gestion des musées et du patrimoine. Il en fournit aux étudiants une vision approfondie et élargie. Le programme aborde les grandes problématiques de ce champ disciplinaire dans sa dimension historique et dans l’actualité de ses débats, en considérant les questions relatives à l’exposition, à la présentation des collections, à leur conservation et à leur diffusion, ainsi qu’à l’élaboration d’un propos muséal. Il offre en outre la possibilité d’une vision comparatiste grâce à des partenariats internationaux stimulants et formateurs au contact de grandes institutions académiques et muséales. Le parcours est particulièrement adapté à ceux qui ambitionnent de devenir commissaires d’exposition, ou chercheurs et enseignants-chercheurs après un troisième cycle.
 
Coordinateur du séminaire de méthodologie :
François Mairesse, professeur de muséologie, Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle
 
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Parcours Documentation et humanités numériques
Ce parcours vise à former de jeunes professionnels, spécialistes de la documentation appliquée au monde muséal et patrimonial, et acteurs de la diffusion numérique de la culture. Servant de relais entre les données scientifiques et les utilisateurs, le documentaliste orchestre aujourd’hui de multiples savoirs (connaissances bibliothéconomiques, gestion des images..) mis en valeur par les nouvelles technologies.
 La formation proposée par l’École du Louvre est résolument tournée vers l’objet artistique et les musées ou les institutions patrimoniales et culturelles, dans la lignée de son année de Muséologie. Elle a pour ambition de fournir à ceux qui auront pour mission la gestion documentaire des œuvres et des collections patrimoniales un panorama évolutif des métiers par institution-type, un socle de connaissances en bibliothéconomie (référencements bibliographiques...) appliquées au champ de l’histoire de l’art, du patrimoine et de l’archéologie, ainsi qu’une maîtrise des nouveaux enjeux de la structuration des savoirs documentaires à l’ère numérique : il s’agit ainsi de se familiariser avec la gestion et l’élaboration des bases de données muséales, avec les questions de droit (d’image, d’auteur), d’interopérabilité et de mise en compatibilité nécessairement croissante des outils, mais aussi avec les nouvelles méthodes qu’impliquent ou ouvrent les technologies numériques. Un accent fort sera placé sur la définition de ces nouveaux champs et notions (Digital Humanities, Digital Art History, Cultural Analytics, web sémantique...), sur leur sens historique, mais aussi naturellement sur la maîtrise élémentaire des outils techniques du numérique (technologies avancées du web, initiation au codage...) et sur les applications qu’ils trouvent dans la recherche, dans les projets de médiation et de diffusion du savoir actuels menés au cœur des institutions culturelles, des centres de recherche, mais aussi parfois dans la sphère privée (fondations, entreprises touristiques...).
Le parcours dispensé par un corps enseignant multidisciplinaire combine des exposés théoriques et techniques, de larges plages de travaux pratiques consacrés aux applications documentaires, ainsi qu’un projet tutoré sur les humanités numériques appliquées à l’histoire des collections et du patrimoine.
 
Métiers de la documentation (S)
Principes de la documentation à l’ère numérique (S)
Humanités numériques appliquées à l’histoire de l’art et à l’archéologie (O)
Projet tutoré en humanités numériques (O)
Outils de la gestion des œuvres (S)
 
Coordinateurs :
Françoise Dalex, responsable du centre de ressources, Centre Dominique Vivant Denon, musée du Louvre
Christophe Leclercq, chargé de projet, Sciences Po Paris
 
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Parcours Marché de l’Art
Le parcours, qui se tourne aussi bien vers le marché de l’art ancien et contemporain, le marché des arts extra-occidentaux et européens, prépare aux métiers les plus variés du marché de l’art, de la salle de vente aux galeries, en passant par les foires internationales et le marché invisible du courtage et des ventes de gré à gré : antiquaire, courtier, galeriste, catalogueur, expert, conseiller juridique pour les ventes, journaliste spécialisé, consultant, conseiller en achat, expert auprès des fondations, des compagnies d’assurance, des tribunaux ou des douanes.
L’atout de la formation du parcours Marché de l’art de l’École du Louvre est de proposer, à côté des enseignements en droit du marché de l’art et en histoire de l’art, dans une perspective fortement adossée au marché, une formation au contact des professionnels du secteur, marchands de maison de vente aux enchères, galeristes, journaliste de la presse du marché de l’art, acteurs du contrôle du marché, spécialistes en communication du marché...
Dispensée par une équipe pluridisciplinaire, elle s’appuie en outre sur l’expérience acquise par l’École du Louvre dans sa seconde formation préparatoire aux concours de commissaires-priseurs, ses liens anciens et privilégiés avec l’université de Droit de Paris-Sud et ses spécialistes. Elle encourage le mariage entre connaissances théoriques (droit, expertise) et une application pratique au contact de la réalité de terrain du marché, en tirant parti de sa proximité avec les hauts lieux du marché de l’art parisien (Drouot, faubourg Saint-Honoré, Saint-Germain-des-Prés), mais aussi sans négliger le maillage national et régional de celui-ci, les deux étant représentés par un réseau d’anciens élèves devenus professionnels. La formation bénéficie en outre d’un atout très prisé des marchands : la connaissance matérielle intime des œuvres acquise par les élèves de l’École du Louvre au cours d’un cursus incluant enseignement en conservation préventive, restauration, histoire des collections et des musées, travaux dirigés devant les œuvres, séminaires Objets de l’année de muséologie. Elle met l’accent enfin sur la bonne connaissance des métiers du marché, de ses mécanismes et de ses circuits, sur la connaissance du développement numérique du marché et sur l’apprentissage des langues étrangères, essentielles dans les négociations.
 
Droit du marché de l’art (S)
Histoire et figures du marché de l’art et du collectionnisme (S)
Acteurs et métiers du marché de l’art (S)
Le marché de l’art de sa source à ses ramifications (O)
Problématiques actuelles (O)
 
Coordinateurs :
Jérôme Fromageau, co-directeur, Centre de recherche sur le droit du patrimoine culturel
Patrick Michel, professeur en histoire de l'art moderne, Université Charles de Gaulle-Lille 3
 
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Parcours Médiation
Le parcours Médiation étudie les modalités de diffusion des collections à divers types de publics (scolaires, professionnels, entreprises, etc.) dont il propose une méthodologie d’études approfondie et à partir de laquelle il élabore une palette d’actions dédiées. Il place un accent fort sur la définition et l’élaboration du projet pédagogique, sur certaines stratégies de rencontre entre l'objet et son public, comme le biais de l’exposition, mais aussi la médiation orale (conférences, ateliers...), écrite (guides pédagogiques, feuillets de salle, édition), ou encore les multimédias et les nouvelles possibilités offertes par les technologies du numérique.
La formation de l’École du Louvre, complétée par un apprentissage des rouages institutionnels et des stratégies de marketing des musées, ancre aussi l’enseignement tant dans une maîtrise des fondamentaux théoriques que dans une perspective appliquée grâce à un chantier-école en médiation qui permet de déployer une réflexion méthodologique riche et variée sur un cas concret de projet de développement culturel en Île-de-France.
 
Connaissance, segmentation et études de publics (S)
Les politiques publiques d’accès à la culture (S)
L’exposition, un outil de médiation indispensable aux musées (O)
Élaborer un programme de médiation culturelle (S)
Le marketing des musées (O)
 
Coordinateurs :
Frédérique Leseur, sous-directrice du Développement des publics et éducation artistique et culturelle, musée du Louvre
Claire Merleau-Ponty, consultante en muséologie
 
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Parcours Régie des œuvres et Conservation préventive
Ce parcours associe un enseignement renforcé sur la conservation préventive, ses enjeux, ses principes, les modalités de sa mise en œuvre, et une formation en régie des œuvres visant à former les étudiants à l’organisation, la coordination et la gestion des mouvements d’œuvres. Il entend préparer de jeunes professionnels à l’utilisation des outils théoriques, administratifs, juridiques et logistiques utiles à la gestion matérielle des collections et au suivi du mouvement des œuvres, et souhaite les sensibiliser aux missions des différents acteurs patrimoniaux concernés grâce à un enseignement dispensé par une équipe pédagogique pluridisciplinaire, régisseurs, architectes, restaurateurs, préventivistes, mais aussi spécialistes du droit, de la scénographie...
La spécificité de la formation proposée par l’École du Louvre est d’associer une connaissance approfondie de la conservation préventive et une maîtrise de la régie des œuvres, deux domaines intrinsèquement liés, au service de la préservation-conservation et de la diffusion des collections, en intégrant également la connaissance des réserves, la spécificité de la régie des expositions, les outils de gestion technique, règlementaire et comptable, en suivant les évolutions et la spécialisation des métiers. Autre spécificité, l’ensemble de la formation est appliqué à des typologies variées de collections.
Le parcours met aussi fortement l’accent sur l’acquisition d’une expérience pratique tant par le biais d’un stage individuel donnant lieu à rédaction d’un mémoire de stage, que par le biais d’une expérience collective d’un chantier des collections, conduite au sein d’une institution muséale, en relation avec l’actualité de la vie des établissements et avec la polyvalence des équipes engagées sur ce type de mission. C’est ainsi une première immersion dans la réalité quotidienne des métiers, dans leurs compétences techniques, leur ouverture interdisciplinaire et professionnelle.
 
Métiers et missions (S)
Réserves et gestion des collections (S)
Régie des expositions (O)
Mouvement et risques (S)
Outils de la gestion des œuvres (S)
 
Coordinateurs :
Florence Bertin, responsable de la conservation préventive et de la restauration, Les Arts décoratifs
Hélène Vassal, chef du service des collections, musée national d'art moderne, Centre Georges Pompidou
 
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Programme détaillé de la seconde année de deuxième cycle à télécharger sur :
http://www.ecoledulouvre.fr/enseignements/etre-eleve/deuxieme-cycle





Muséologie française

 
Dans le cadre sa coopération avec l'Université de Montréal, l’École du Louvre met en œuvre plusieurs formations conjointes avec le programme de maîtrise en muséologie de l’Université canadienne. Ces actions communes prennent la forme de programmes d'enseignement, de projets de recherche appliquée en muséologie, et d'échanges d'enseignants ou d'étudiants.
 
Une vingtaine d'élèves de l'École participent chaque été à un programme d'initiation à la recherche appliquée en muséologie qui se déroule en collaboration avec les principaux musées de Montréal et l'Université de Montréal. A titre de réciprocité, un séminaire de muséologie française est proposé à l'automne aux étudiants de la maîtrise en muséologie de l'Université de Montréal et de l'Université du Québec à Montréal.
 
26 étudiants canadiens vont suivre, du 16 au 27 octobre 2017, le « Séminaire de muséologie française » qui propose une réflexion sur les pratiques, les enjeux actuels et les spécificités du monde muséal et patrimonial français, selon un programme mêlant conférences, rencontres et débats avec des professionnels des musées et du patrimoine, visites de musées, d'expositions, d'institutions, de sites et de services exemplaires.
A l’issue de cette expérience, les étudiants canadiens devront rendre un rapport, individuel, qui sera évalué par l'École du Louvre et validé dans leur université par trois crédits nécessaires pour l'obtention de leur maîtrise en muséologie.
 
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Principales visites
Musée du Louvre, musée en Herbe, musée d’Orsay, musée du quai Branly-Jacques Chirac, « Hors-les-murs » et « On-Site » de la Fiac 2017, musée du Louvre-Lens, Château de Versailles, Jardins du domaine de Versailles, musée des Arts décoratifs, musée de la chasse et de la nature, musée de l'Histoire de l'immigration, Centre Georges Pompidou, Muséum d’histoire naturelle, musée de la vie romantique.
 
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Télécharger le programme : http://www.ecoledulouvre.fr/sites/default/files/pdf/ssdossier6/SeminaireCanadien2017.pdf
Université de Montréal
Université du Québec à Montréal

 
MUSÉE DU LOUVRE-LENS




Fiac et École du Louvre : l'art contemporain « hors-les-murs » et « On site »

 
L'École du Louvre est, pour la huitième année consécutive, partenaire de la Foire Internationale d'Art Contemporain (FIAC). Pour cette nouvelle édition, elle participe à l'ensemble de l’opération « Hors les Murs », avec un large programme d'exposition d'œuvres extérieures monumentales conjuguant installations, sculptures, performances et œuvres sonores. Elle s’associe également au projet « On site » qui présentera des œuvres sculpturales et des installations dans et autour du Petit Palais.
 
Ainsi, dans le cadre du Jardin des Tuileries, de la place Vendôme, du musée Eugène Delacroix, et du Petit Palais, plus d'une soixantaine de projets seront rassemblés et chaque œuvre sera présentée et commentée quotidiennement par les élèves de l'École, du 19 au 22 octobre 2017, de 15h00 à 17h30.
 
Cette opération de médiation en lien avec le plus large public rencontre chaque année un réel succès auprès de visiteurs de tous horizons et de toutes nationalités (plus de 500 000 visiteurs pour le « Hors les murs » 2016).
Conçue comme un exercice pédagogique grandeur nature, elle est encadrée par des enseignants spécialistes d'art contemporain (1) et relayée par les équipes pédagogiques de l'École du Louvre et de la FIAC.
 
Cette année, 140 élèves sont ainsi confrontés aux différentes étapes constitutives d'un projet de médiation (étude, recherches documentaires, préparation de textes, contacts avec les galeries et les artistes, techniques de médiation, médiation, analyse, bilan...) et concluent cette opération par la rédaction d'une notice (bilingue) signée par son (ses) auteur(s) et intégrée dans la catalogue en ligne de la FIAC.
 
Cette manifestation permet également à l'École de réaffirmer son implication ininterrompue dans l'étude et la diffusion de l'art contemporain. En effet, la chaire consacrée à l'art contemporain (2), créée dès les années 1940, est l'une des 31 disciplines de spécialisation proposées aux étudiants de premier cycle de l'École.
 
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1. Barbara Musetti (chargée de travaux pratiques, École du Louvre),
Charlotte Wilkins (historienne de l'art, École du Louvre)
 
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2. La chaire d'« Art contemporain » est composée d'un cours principal dit organique (enseignante : Guitemie Maldonado, professeur d'histoire générale de l’art, XXe et XXIe siècles, Département des enseignements théoriques, École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris), d'un cours de synthèse (enseignant : Jeanne Brun, conservatrice du patrimoine, musée d'art moderne de la Ville de Paris), de travaux pratiques (enseignants : Sophie Goetzmann, docteure en histoire de l’art, chargée de recherche au Centre allemand d’histoire de l’art, Paris ; Julie Sissia, docteure en histoire de l’art, chercheur associé au Centre d’histoire de Sciences Po).
 
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Hors-les-murs
Jardin des Tuileries 2017. Artistes présentés.
Gilles Barbier, présenté Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris
Julien Berthier, présenté par Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris
Mel Bochner, présenté par la Simon Lee, London, Hong Kong, New York
Hera Büyüktaşçıyan, présenté par Green Art Gallery, Dubaï
Antonio Caro, présenté par Casas Riegner, Bogotá
Los Carpinteros, présentés par Peter Kilchmann, Zürich ; Solo Galerie, Paris
Ali Cherri, présenté par Imane Fares, Paris
George Condo, présenté par Skarstedt, New York, London
Marc Couturier, présenté par Laurent Godin, Paris
Jean Denant, présenté par Anne de Villepoix, Paris
Erik Dietman, présenté par Ceysson & Bénétière, Paris, Luxembourg, Saint-Étienne, New York
Jim Dine, présenté par Templon, Paris, Brussels
María Elvira Escalón, présentée par Mor Charpentier, Paris
Ryan Gander, présenté par GB Agency, Paris
Folkert de Jong, présenté par Valentin, Paris
Navid Nuur, présenté par Martin van Zomeren, Amsterdam; Max Hetzler, Berlin, Paris ;
Plan B, Cluj, Berlin
Marta Pan, présenté par Galerie Mitterrand, Paris
María Elvira Escalón, présentés par Ceysson & Bénétière, Paris, Luxembourg,
Saint-Étienne, New York
Stefan Rinck, présenté par Le Quadrilatère, Beauvais Semiose, Paris; Sorry We’Re Closed, Brussels
Stéphanie Saadé, présenté par Anne Barrault, Paris
Patrick Saytour, présenté par Ceysson & Bénétière, Paris, Luxembourg, Saint-Étienne, New York
João Vasco Paiva, présenté par Edouard Malingue, Hong Kong, Shanghai
Claude Viallat, présenté par Ceysson & Bénétière, Paris, Luxembourg, Saint-Étienne, New York
Christian de Portzamparc.
Hans-Walter Müller, présenté par Philippe Gravier, Paris
Jean Prouvé, présenté par Patrick Seguin, Paris
 
Place Vendôme 2017. Artiste présenté.
Oscar Tuazon, présenté par Chantal Crousel, Paris ; Eva Presenhuber, Zürich ; Luhring Augustine, New York
 
Musée Eugène Delacroix 2017. Artiste présenté.
Katinka Bock, présentée Jocelyn Wolff, Paris; Meyer Riegger, Berlin, Karlsruhe; Labor, México D.F.; Greta Meert, Brussels
 
 
On-Site
Avenue Winston Churchill 2017. Artistes présentés.
Ida Ekblad, présentée par Max Hetzler, Berlin, Paris
Anna Fasshauer, présentée par Nagel Draxler, Berlin, Köln
Barry Flanagan, présenté par Waddington Custot, London
Yona Friedman, présenté par Jérôme Poggi, Paris
Matt Mullican, présenté par Mai 36 Galerie, Zürich ;
Peter Freeman Inc., New York ; Capitain Petzel, Berlin ; ProjecteSD, Barcelona
Richard Nonas, présenté par Fergus McCaffrey, New York
Mikayel Ohanjanyan, présenté par Tornabuoni Art, Paris
Pablo Reinoso, présenté par Waddington Custot, London
Joel Shapiro, présenté par Karsten Greve, Paris, Köln, St. MoritzGreve, Paris
Seung-taek Lee, présenté par Hyundai, Seoul
Wang Wei, présenté par Edouard Malingue, Hong Kong, Shanghai
 
Dans les galeries et le jardin du Petit Palais 2017. Artistes présentés.
ARMAN, présenté par Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris
Peter Buggenhout, présenté par Laurent Godin, Paris; Konrad Fischer, Düsseldorf, Berlin
Vlassis Caniaris, présenté par Peter Kilchmann, Zürich
Claude Closky, présenté par Laurent Godin, Paris
Johan Creten, présenté par Almine Rech, Paris, Brussels, London, New York
Koenraad Dedobbeleer, présenté par ProjecteSD, Barcelona
Sheila Hicks, présentée par Frank Elbaz, Paris
Nicholas Hlobo, présenté par Lehmann Maupin, New York, Hong Kong
Martin Honert, présenté par Esther Schipper, Berlin
Kim Yong-Ik, présenté par Kukje Gallery / Tina Kim Gallery, Seoul, New York
Justin Matherly, présenté par Paula Cooper, New York
David Nash, présenté par Lelong & Co., Paris, New York
Otobong Nkanga, présentée par In Situ - Fabienne Leclerc, Paris
Claudio Parmiggiani, présenté par Meessen De Clercq, Brussels ;
Simon Lee Gallery, London, Hong Kong, New York
Françoise Pétrovitch, présentée par Semiose, Paris
Falke Pisano, présentée par Ellen de Bruijne Projects, Amsterdam
En collaboration avec Playground Festival; Mondriaan Fonds
Enrique Ramirez, présente par Michel Rein, Paris, Brussels
Fabrice Samyn, présenté par Meessen De Clerq, Brussels
Hans Schabus, présenté par Jocelyn Wolff, Paris
Alina Szapocznikow, présentée par Loevenbruck, Paris
Antoni Tàpies, présenté par Lelong & Co., Paris, New York
Barthélémy Toguo, présenté par Lelong & Co., Paris, New York
Joëlle Tuerlinckx, présentée par Nagel Draxler, Berlin,
Köln, Nächst St. Stephan Rosemarie Schwarzwälder, Wien
Lisa Williamson, présentée par Shane Campbell , Chicago
Erwin Wurm, présenté par Thaddaeus Ropac, Paris, Salzburg, London
 
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Le site de la FIAC
Pour les notices 2016, consultez la page de chaque artiste, puis cliquez sur les liens rouges (notices pdf) : http://www.fiac.com/fiac/archives/fiac-2016/





Les Cahiers de l'École du Louvre (numéro 11)

 
Le onzième numéro de la revue de recherche de l'École du Louvre, disponible en ligne fin octobre 2017, propose une sélection d’articles d’élèves, issue des travaux de l’atelier de troisième cycle organisé, durant l’année universitaire 2016-2017, avec le Centre de recherche du musée du Louvre (Centre Dominique Vivant Denon) sur le thème : S’approprier le Louvre : deux siècles de relations muséales en France et en Europe.
Ce séminaire, ouvert sur inscription (et après sélection sur dossier) aux étudiants de troisième cycle d’histoire de l’art et de muséologie inscrits à l’École du Louvre ou dans un de ses établissements partenaires, se fixait comme objectif l’étude des diverses modalités d’appropriation du modèle qu’a constitué, au cours du XIXe et du XXe siècles, le musée du Louvre pour les musées de France et d’Europe. Aujourd’hui ce nouveau numéro des Cahiers de l’Ecole du Louvre témoigne de ces recherches dont les résultats stimulants incitent à en poursuivre la thématique pour une nouvelle année, en élargissant les champs disciplinaires et la temporalité.
 
Sommaire du numéro 11
 
Éditorial
Cecilia Hurley Griener,
docteure en histoire de l'art, HDR Université de Neuchâtel, Équipe de recherche, École du Louvre
 
Articles
Un Louvre pour les artistes vivants ?
Claire Dupin de Beyssat,
doctorante, Université François Rabelais de Tours, chargée d’études et de recherche, Institut national d’histoire de l’art
 
L’antiquaire Georges Joseph Demotte, le Louvre et les musées américains.
Christine Vivet-Peclet,
doctorante, co-encadrement Université de Poitiers et École du Louvre,
chargée de documentation, département des sculptures, musée du Louvre
 
Un Américain au Louvre ? L’architecte William Welles Bosworth
et le réaménagement du musée du Louvre dans le cadre du « Plan Verne » (1925-1939).

Églantine Pasquier, doctorante,
co-encadrement Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et École du Louvre
 
La collection Campana au musée Napoléon III
et la question de l'appropriation des modèles pour les musées d'art industriel.

Isaline Delederray-Oguey,
doctorante, co-encadrement Université de Neuchâtel et Université d’Aix-Marseille,
chargée d’enseignement, Institut d’histoire de l’art et de muséologie, Université de Neuchâtel
 
La constitution des collections du Museum par l’appropriation :
du rassemblement du mobilier de la Couronne dans la Grande Galerie aux saisies en Europe,
sous le prisme des actions d’Henri Reboul (1763-1839).

Gianmarco Raffaelli,
doctorant, co-encadrement Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et École du Louvre
 
Des antiquités égyptiennes au musée. Modèles, appropriations
et constitution du champ de l’égyptologie dans la première moitié du XIXe siècle,
à travers l’exemple croisé du Louvre et du British Museum.

Juliette Tanré-Szewczyk,
doctorante, co-encadrement Université de Lille et École du Louvre,
conservatrice du patrimoine, adjointe à la directrice chargée des collections, Établissement Public Paris Musées
 
S’approprier un modèle français en Iran ?
L’architecte André Godard (1881-1965) et la conception des musées iraniens.

Sarah Piram,
doctorante, Université Paris-Nanterre, chargée d’enseignement, Institut catholique de Paris
 
L’appropriation du modèle du Louvre par les musées de province au tournant du XIXe siècle.
Camille Doutremépuich,
doctorante, Université François Rabelais, Tours
 
Le Musée Européen des Copies de Charles Blanc comme « pendant » du Louvre.
Elisa Rodríguez Castresana,
assistante doctorante, Université de Neuchâtel
 
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Consultez les Cahiers de l'École du Louvre

 
LE MUSÉE DU LOUVRE, 1911




Des métiers de l’histoire de l’art et du patrimoine à découvrir en vidéo

 
À destination des collégiens et lycéens, la Fondation Culture & Diversité a réalisé en collaboration avec l’École du Louvre, une série de vidéos à la découverte de métiers de l’Histoire de l’art et du patrimoine.
 
Composés d’entretiens avec d’anciens élèves de l’École dans leur cadre de travail, ces six très courts métrages (2 minutes) proposent aux jeunes internautes de plonger dans le quotidien de jeunes professionnels qui témoignent de leurs métiers et de leurs passions.
 
Ces vidéos s’intègrent dans un projet plus global de la Fondation Culture et Diversité destiné à faire découvrir les études supérieures et les métiers culturels et artistiques aux jeunes issus de milieux modestes. Il s’agit, en effet, de mettre en ligne une véritable plateforme vidéo sur les écoles et les métiers culturels et artistiques pour initier, chez un public adolescent, une démarche d’orientation vers ces filières souvent négligées, méconnues voire inconnues.
Ainsi 25 vidéos sur les métiers des arts et de la culture (conservateur, architecte, photographe, régisseur d’œuvres, cinéaste, designer, comédien...) sont désormais consultables en ligne, et viennent compléter une série de 14 films présentant les grandes écoles publiques des arts et de la Culture.
 
Afin d’assurer la plus large diffusion de ces vidéos auprès du public ciblé, des jeunes de 15-20 ans, la Fondation Culture et Diversité, outre le relais de ses partenaires institutionnels comme l’École du Louvre, s’associe à l’Onisep, organisme public spécialisé l’information pour l’orientation.
 
 
 
 
 
 
 
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Chaine Youtube de la Fondation Culture et Diversité
 
 
Consultez le portail de l'Onisep
 





Le rêve

 
Intégré au socle d’enseignements de tronc commun de première année de deuxième cycle, débutant en octobre, le séminaire d’Histoire de l’art diachronique propose chaque année un sujet en lien avec l’actualité de la recherche et des expositions. Pour 2017-2018, en écho au thème retenu pour le Festival d'histoire de l'art de Fontainebleau 2018 (1), le séminaire portera sur le rêve.
 
De l'Antiquité à nos jours en passant par quelques moments forts (Renaissance, romantisme, surréalisme...), il explorera, dans une production artistique variée (graphique, filmique...), la thématique, en s'interrogeant sur la nature du rêve, sur ses frontières avec des manifestations comme le sommeil ou le songe, sur ses représentations et son rôle dans la création, dans l'inspiration, ses modalités d'action.
 
Dirigé et coordonné par Guitemie Maldonado (2), cet enseignement se fixe comme objectif d’explorer et d’interroger les approches diverses que les historiens de l'art, philosophes, psychanalystes, anthropologues, ont pu poursuivre face à la question du rêve et de l'art, ou du rêve et de l'artiste.
 
1. Du 1er au 3 juin 2018 : thème retenu : « le rêve » ; pays invité : la Grèce.
2. Professeure d'histoire générale de l’art, XXe et XXIe siècles, Département des enseignements théoriques, École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris

 
LE RÊVE




Cycle découverte : Rouge

 
Michel Pastoureau est le professeur invité pour le nouveau cycle « découverte » consacré à l’histoire et symbolique d’une couleur : le rouge.
Le rouge, première couleur que l’homme a maîtrisée en Occident, aussi bien en peinture qu’en teinture, et c’est probablement la raison pour laquelle elle est longtemps restée la couleur « par excellence », c’est-à-dire la plus riche du point de vue matériel, social, artistique et symbolique.
 
Admiré des Grecs et des Romains, le rouge est dans l’Antiquité symbole de guerre, de richesse et de pouvoir. Au Moyen Age, il prend une forte dimension religieuse, évoquant aussi bien le sang du Christ que les flammes de l’enfer. Mais il est aussi, dans le monde profane, la couleur de l’amour, de la gloire et de la beauté.
Au XVIe siècle, en revanche, les morales protestantes partent en guerre contre le rouge en qui elles voient une couleur « déshonnête », liée au luxe, aux vanités du monde et à la « théâtralité papiste ». Dès lors, partout en Europe, même dans les pays catholiques, le rouge est en recul, dans la culture matérielle comme dans la vie quotidienne. Ce recul traverse toute l’époque moderne et contemporaine et va en s’accentuant au fil du temps.
A partir de la Révolution française, le rouge devient idéologique et politique. C’est la couleur des forces progressistes et des partis de gauche, rôle qu’il a conservé jusqu’à aujourd’hui, sans perdre pour autant sa force esthétique, onirique ou symbolique mais sans retrouver non plus la place qu’il occupait autrefois dans la vie quotidienne.
 
Destinées au plus large public, les cycles « découverte » sont proposées ponctuellement durant l’année autour de sujets thématiques d’archéologie, d’anthropologie, d’histoire des civilisations et d’histoire de l’art en rapport avec l’actualité des musées, du patrimoine et de la recherche. Chaque cycle de cinq séances (cinq vendredis, de 18h30 à 20h00) comprend des cours magistraux et, selon les cycles, une visite d'application dans un musée ou un monument de Paris.
 
Cycle découverte :
Rouge : histoire et symbolique d’une couleur
par Michel Pastoureau,
directeur d'études émérite, École Pratique des Hautes Études
 
Les 17 et 24 novembre, 1er, 8 et 15 décembre 2017, de 18h30 à 20h00.
Pas de visite d'application
 
S'inscrire en ligne ou par correspondance
Télécharger le programme

Information et tarifs cycles.decouverte[a]ecoledulouvre.fr
01.55.35.18.37
 
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Michel Pastoureau, historien médiéviste, archiviste paléographe, est directeur d'études à l'École Pratique des Hautes Études (4e section) où il occupe la chaire d'histoire de la symbolique occidentale. Il a publié de très nombreux ouvrages consacrés à l'histoire des couleurs, du bestiaire et des symboles. Ses premiers travaux ont porté sur l'histoire des emblèmes et les domaines qui s'y rattachent : héraldique, sigillographie et numismatique. Correspondant français de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, il est membre de l'Académie internationale d'héraldique, président de la Société française d'héraldique et de sigillographie, et enseigne régulièrement à l'École du Louvre.

 
JAN VAN EYCK, PORTRAIT D'UN HOMME AU TURBAN (DÉTAIL), NATIONAL GALLERY, LONDRES




Les Ymagiers

 
Fondé en 1972, le groupe des « Ymagiers » réunissait quelques chercheurs médiévistes qui, au CNRS, à l’université et dans les musées, s’intéressaient à « l’étude des documents figurés ». Ces réunions prirent un tour plus institutionnel à partir de 1976, à l’Institut de recherche et d’histoire des textes, laboratoire propre du CNRS entièrement dédié à l’étude des manuscrits médiévaux. Sous l’impulsion de Gaston Duchet-Suchaux puis de Michel Pastoureau, les « Ymagiers » se spécialisèrent dans les questions d’iconographie médiévale et contribuèrent à mieux faire connaître cette discipline.
 
À partir de 1999, une nouvelle équipe, animée par Claudia Rabel et Patricia Stirnemann, a plus largement ouvert les séances, notamment vers le public universitaire, et leur a donné une assise et une périodicité plus stables. Une ouverture accentuée avec le partenariat noué avec l’École du Louvre dès 2012, qui a permis de développer l’audience et le nombre des participants et, surtout, d’attirer un nouveau public d’étudiants.
 
Désormais les « Ymagiers » se réunissent cinq fois par an, d’octobre à juin à l’École du Louvre, pour entendre un jeune chercheur ou un étudiant doctorant exposer ses travaux récents ou en cours. Une des cinq séances, toutefois, est réservée à un chercheur plus confirmé qui présente un dossier plus vaste, lié à l’actualité de la recherche. Chaque séance dure environ une heure et demie, l’exposé principal étant suivi d’une discussion générale.
 
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Programme 2017-2018 :
 
9 octobre 2017, 17h30-19h00
Thomas Bohl (Mobilier national)
La fortune des modèles de Simone Martini dans la peinture à Sienne au XVe siècle.
 
11 décembre 2017, 17h30-19h00
Nathalie Roman (Université de Lausanne)
Paul Durrieu (1855-1925), parcours d’un connaisseur. L’érudit médiéviste et le collectionneur.
 
5 février 2018, 17h30-19h00
Dominique Vanwijnberghe (Institut royal du patrimoine artistique, Bruxelles)
Guillebert de Mets et ses enlumineurs : des artisans du livre au service de la Cour de Bourgogne.
 
9 avril 2018, 17h30-19h00
Valérie Ruf-Fraissinet (Université Paris Nanterre)
Entre texte, glose et image : l’iconographie de la Cité de Dieu de Jacques d’Armagnac, enluminée par Maître François.
 
11 juin 2018, 17h30-19h00
Clément Andrieux (École du Louvre)
La vie de Saint Denis, d’après un manuscrit illustré au milieu du XIIIe siècle.
 
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Vigie pirate > inscription obligatoire : claudia.rabel[a]cnrs-orleans.fr

École du Louvre, Palais du Louvre, Aile de Flore, Porte Jaujard. 75001 Paris
Amphithéâtre Dürer
Entrée par le jardin du Carrousel
 
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Les Ymagiers
 

 
CORNÉLIUS NEPOS DECOUVRE DANS UNE ARMOIRE L'HISTOIRE DE TROIE DE DARÈS. ROMAN DE TROIE BENOIT DE SAINTE-MAURE, VENISE OU PADOUE, VERS 1340-1350.BNF




Télégrammes

 
De nouveaux cycles de cours en régions débutent au mois d'octobre 2017 :
 
À Lens, au Louvre Lens
histoire générale de l’art en Europe, 2e année :
de la Renaissance au règne de Louis XIV

Cycle d'histoire de l'art de 12 séances de 1h30, les mercredis de 17h45 à 19h15,
à partir du 4 octobre 2017.
Louvre Lens
S'inscrire en ligne

À Limoges, à l'ENSIL
Histoire et représentation des fleurs dans la peinture, de la Renaissance au XIXe siècle
Cycle thématique de 5 séances de 1h15, les mardis de 18h15 à 19h30,
à partir du 3 octobre 2017.
Association Adrien Dubouché
S'inscrire en ligne

À Nevers, au Palais ducal
L’Abstraction : réinventer la vision
Cycle thématique de 5 séances de 1h30, les lundis, de 18h30 à 20h00,
à partir du 9 octobre 2017.
Musée de la faïence de Nevers
S'inscrire en ligne

À Orléans, au musée des Beaux-Arts
Égypte
Cycle thématique de 5 séances de 1h30, les vendredis de 18h15 à 19h45,
à partir du 6 octobre 2017.
Musée des Beaux-Arts
S'inscrire en ligne

À Poitiers, au musée Sainte Croix
Rubens, Van Dyck et les autres : l'école flamande au XVIIe siècle
Cycle thématique de 5 séances de 1h30, les mardis de 18h00 à 19h30,
à partir du 17 octobre 2017.
Musée Sainte Croix
S'inscrire en ligne

À Reims, au conservatoire à rayonnement régional de Reims
« Tout y est perfection et mystère » : la peinture du Siècle d’or hollandais
Cycle thématique de 5 séances d’1h30, les lundis de 18h15 à 19h45,
à partir du 2 octobre 2017.
Musée des Beaux-Arts
S'inscrire en ligne
 
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Lits historiques
À la recherche des lits européens du XVe au XVIIIe siècle–usages, formes et décors
École du Louvre, 20 février 2018.
Appel à communications > 15 octobre 2017.
Les lits trônent dans les chambres ; ils en sont la définition ultime. Aux yeux du public, pas de chambre sans lit et sans chambre, pas de maison. La multiplication au XIXe siècle des chambres de François Ier ou de Henri IV – et d’autant de lits supposés – dans les châteaux de province relève de la même curiosité pour un meuble qui évoque la « grande histoire » et l’intimité du souverain. Le meuble concentre en lui l’idée de la maison et du pouvoir. À l’inverse, clos de rideaux, le lit de l’époque moderne devient lui-même une chambre selon la définition de Michèle Perrot : une boîte dans la boîte, l’espace intime par excellence. Ce microcosme protecteur est le support privilégié du rêve et le moyen de voyager sans entraves dans le temps et l’espace comme chez Proust. Il devient plus qu’un simple meuble. L'Europe de l'époque moderne a été le cadre idéal à l'expression de cette dichotomie entre intériorité et universalité et les lits stigmatisent sans doute le mieux ce conflit emblématique du temps. C'est probablement pour ces raisons qu’ils sont souvent les meubles les mieux documentés. Leur importance physique et symbolique leur a généralement réservé l'attention des notaires, des chargés d'inventaire, des dessinateurs, etc.
Malheureusement, leur conservation aujourd'hui ne reflète pas cette prééminence.
Leur disparition tient à une autre dualité, structurelle celle-là. Fondamentalement double, le lit est une œuvre de bois et de tissus. Si le premier se conserve, les seconds – qui en faisaient toute la valeur – ont souvent disparu. Force est de constater qu'en France, aucun lit complet dans son état d'origine n'est identifié avec certitude avant le XVIIIe siècle... Toutefois, en Angleterre ou en Suède de nombreux lits anciens ont été préservés. Les conditions de conservation ne sont donc pas les seules responsables de cette disparition. Cette disparition reflète donc aussi une volonté de changements, aussi bien en termes de mode que d'histoire.
Le spectacle du lit, par son statut de plus grand meuble de la pièce et par sa grande qualité textile ou sculpturale, le rend indispensable à toute chambre muséale. Il est le support idéal à la fois d'une histoire des styles et d'une histoire des hommes. Les ambitions des conservateurs sont donc importantes sur ce sujet.
Cette journée d’étude a pour objectif d’éclairer les projets actuels et futurs des institutions culturelles. Elle ambitionne de faire à la fois le point sur les connaissances de ces meubles et d’explorer les pratiques de conservation et de restauration des grands lits européens de la fin du XVe au XVIIIe siècle.
Les propositions sont susceptibles de concerner tous les champs de l’histoire, de l’histoire de l’art, l’histoire sociale et de l’histoire des techniques relatifs aux grands lits européens de la fin du Moyen Âge au XVIIIe siècle. Elles seront regroupées autour de trois axes de réflexion : entre études des sources, études de cas particuliers et réflexions sur la place du lit – physiquement et symboliquement.
Dans le premier domaine, sont particulièrement attendus des travaux sur les questions de vocabulaire, sur l’identification des sources archivistiques (dans l’objectif d’établir un corpus de référence, consultable par tous) et sur les modèles.
Dans l’objectif d’un inventaire documentaire des lits conservés, seront bienvenues les études de cas spécifiques faisant état des recherches documentaires et scientifiques sur l’existant et exposant la démarche de restauration / restitution en vue de l’exposition au public. Ces études peuvent concerner un lit en entier (bois + couché + garniture) ou une partie de celui-ci (étude spécifique des étoffes, de la sculpture, etc.).
Enfin, cette journée vise à proposer de nouvelles contributions sur les usages de ce meuble dans la chambre – en complément des travaux déjà réalisés sur les châteaux de la Renaissance en France. Sous ce thème, on retiendra aussi la place symbolique du lit, aussi bien dans la société de cour que comme objet représenté dans les œuvres d’art.
 
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Modalités pratiques :
Les communications auront une durée de 20 mn chacune, suivie d’une discussion de 10 mn.
Elles pourront être faites en français ou en anglais. Les propositions de 2500 signes maximum (espaces compris) en français ou en anglais, sont à envoyer à :
Muriel Barbier muriel.barbier[a]culture.gouv.fr,
Magali Bélime-Droguet magali.belime-droguet[a]monuments-nationaux.fr
Nicolas Courtin nicolas.courtin[a]paris.fr
avant le 15 octobre 2017. Elles seront accompagnées d’un curriculum vitae court indiquant la formation, les fonctions exercées (passées et actuelles) et les principales publications
 
Coordination scientifique :
Muriel Barbier, conservatrice du patrimoine,
chargée des collections mobilier, textile et cuir, musée national de la Renaissance, château d’Écouen
Magali Bélime-Droguet, docteure en histoire de l’art, référent collections, Centre des Monuments Nationaux
Nicolas Courtin, docteur en histoire de l’art, chargé des fonds figurés, Archives de Paris
 
Comité scientifique :
Muriel Barbier, conservatrice du patrimoine,
chargée des collections mobilier, textile et cuir, musée national de la Renaissance, château d’Écouen
Magali Bélime-Droguet, docteure en histoire de l’art, référent collections, Centre des Monuments Nationaux
Agnès Bos, conservatrice du patrimoine
Nicolas Courtin, docteur en histoire de l’art, chargé des fonds figurés, Archives de Paris
Danièle Véron-Denise, conservatrice en chef du patrimoine honoraire
 
   
 
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Alice Daoudal, précédemment chargée de mission pour les musées et les arts plastiques de la Région Centre(2009-2014), puis responsable administrative et financière (2014-2015) et administratrice de l’Opéra national de Lorraine (2015-2017), est nommée chef du service des ressources humaines de l’École du Louvre. Alice Daoudal succède à Ilana Franco qui occupait cette fonction depuis janvier 2007.
 
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De l'actualité et des télégrammes en continu sur
 
        





Informations pratiques

 
Venir à l'École du Louvre
Métro : Palais Royal, Tuileries, Pyramides
Ouvert tous les jours de 9h30 à 17h30 sauf samedi et dimanche
Téléphone : 01 55 35 18 00
www.ecoledulouvre.fr

 
Crédits photographiques :
photos 1 et 3 : École du Louvre/DR
photos 2 et 11 : RMNGP/DR
photo 5 : Louvre-Lens/DR
photos 6, 7 et 8 : FIAC/DR
photo 10 : Fondation Culture & Diversité/DR
photo 12 : National Gallery/WIKICOMMONS
photo 13 : BnF